bonjour les gens.

bonjour les gens.



Voi, je ne suis qu'un minuscule point parmis tant d'autre, mais je suis quelque chose quand même, je suis quelqu'un qui ve, ressent, pense, hurle et crie, et cela suffit pour faire de moi un Homme, qui a envie de partager.. Alors voilà, un charabia de pensées, mon charabia de pensées, les pensées d'une fille de 17 ans, qui est fière d'être différente, et qui se bat pour un peu plus de tolérance.
Welcome to my life...

# Posté le jeudi 11 octobre 2007 13:59

Modifié le jeudi 11 octobre 2007 15:44

héroine ?

héroine ?
Moi, c'est Audrey, 17 ans et toutes mes dents..

Un
jour l'on m'a dis que j'étais l'héroïne de ma propre vie... à vrai dire je ne me trouve rien d'héroïque. Mais alors rien du tout. Je descends l'escalier qui monte à ma chambre sur le cul, (non les fesses ça fait plus politiquement correct fesses) au moins une fois par mois, et ça n'a rien à voir avec mes cycles. Ressentez vous quelques douleurs au sein de votre fessier droit madame ? Mademoiselle, c'est mademoiselle, non merci j'ai juste super mal au... enfin bon vous avez compris. Ah oui, je suis aussi incapable de servir un verre d'eau sans mettre de l'eau à coté, incapable, de marcher avec des talons sans me retrouver par terre, incapable de regarder assez longtemps par terre pour pouvoir éviter la flaque d'eau ou la détestée crotte de chien. Ah ! La crotte de chien, oui, oui, celle dans laquelle vous marchez alors que ce n'es vraiment pas le moment, mais oui, vous la connaissez, celle que vous avez beau décider de marcher discrètement dans l'herbe pour tenter de l'enlever c'est généralement à cet instant là qu'un collègue vous tombe dessus, « eh bien, pourquoi tu marche dans l'herbe ? », et vous y voilà, cherchez une excuse bien bidon, personnellement, je suis à cour. De plus vous avez l'impression qu'elle vous colle toute la journée.

Je fais part
i des gens qui ne se rendent pas compte qu'on leur parle ou bien que vous venez de les croiser. Sauf peut être quand vous êtes son prince charmant. Parlons-en du prince charmant. Une femme qui évite les crottes de chiens, une femme qui marche parfaitement avec des talons vous direz que (prendre un ton parfaitement pincé)... « Enfin, le prince charmant n'es qu'une belle histoire que l'on raconte aux enfants, enfin, je vous en pris, soyons sérieux, l'amour entre adulte n'es qu'un accord tacite pour combler un besoin de ne pas finir sa vie en vielle fille ». La pauvre. Moi je n'évite pas les flaques, mais je crois qu'un homme va un jour m'empêcher de finir avec mes bas tout mouillés, oui, oui, vous le connaissez, celui dont on rêve, qui vous attrape par le bras et qui vous dis « attention mademoiselle », (notez bien le mademoiselle), et là, tenez vous bien... regard infini tralali, tralala... ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfant, tout le monde au lit. J'ai toujours aimé cette phrase, ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Même celles qui savent éviter les flaques ont un jour aimé cette phrase...Histoire de petites filles. Certains jours, dans ma vie de petite brune antipathique, solitaire et déprimée, lorsque il n'y a plus de lumière plus d'espoir (attention c'est maintenant que vous devez ressentir de la compassion), parfois je me dis que les histoires de petites filles sont bien plus roses et agréables que le vison de femme acariâtre et antipathique. J'aime ce mot, antipathique, ne trouvez vous pas que beaucoup de gens de nos jours sont antipathiques ? Peut être es-ce ça les valeurs de la France actuelle... antipatisme, égocentrisme et individualisme... quel programme. Le bus est un exemple parfait des valeurs de la France. Il y a 3 types de personnes dans le bus, les asociaux antipathiques, mais oui les jeunes qui font profiter à tout le monde de la musique qu'ils ont dans leur oreilles, les femmes, coincées et gênées, celles qui ont les lèvres pincées si fort qu'elle ne forment plus qu'un mince trait. Il y a les gens qui, quand une personne âgée leur demande aimablement si cela ne les dérangerez pas de leur céder la place car elles ont du mal à rester debout, eh bien ils ont le courage de les regarder bien dans les yeux et de leur dire qu'ils étaient là avant, désolé. Désolé, vous avez entendu, ils sont désolés. Eh bien moi je suis désolé pour eux. Bien sur, cela va de soit, ils étaient là avant, oui madame, très bien madame, je vous remercie madame, vous êtes une raclure de fosse sceptique madame.

Voilà à q
uoi ressemble notre société aujourd'hui. Il est cependant nécessaire de nuancer quelque peu mon propos. Oui mesdames messieurs, il existe encore des personne qui se seront levées d'elles même en voyant la personne âgée entrer dans le bus alors qu'il n'y avait plus de place assise. Il y a ceux qui vont pousser leur sac pour lui permettre de s'asseoir et qui vont écouter ses misère et les détails de la vie de ses petits enfants, ses expérience, qui au bout d'une demi-heure, l'aiderons à descendre plus facilement du bus et qui lui adresseront un sourire. Oui, il y a encore des gens qui aident la nouvelle maman à faire monter à la poussette les quelques marches qu'il faut gravir pour monter dans un bus. Oui il y a encore des gens qui vont essayer de communiquer avec les gens qui les entourent. Simplement. C'est peut être ça le problème aujourd'hui : la communication. Oh, oui ça pour communiquer nous communiquons, mais alors quel carnage des relations humaines. Salut. Salut ça va ? Oui et toi ? Bien super et toi ? Moi super, bon désolé je dois te laisser, j'ai été contente de te parler (mon ½il)... Avez vous admirez le niveau de communication ? Impressionnant n'es pas... la communication, les relations sont nulles, inutiles, superficielles et donc quasiment inexistantes. Elles sont plates. Oui c'est le mot, plates, c'est un peu comme quand vous raclez tout doucement le beure et que vous obtenez une couche très fine, existante... mais pas riche, fragile et vite oubliée, pas la couche de beure bien épaisse que l'on met sur une bonne tartine et qui enrichis notre bagage...

Pour les autres,
au premier regard, vous ne représentez pas plus qu'une photo. Le problème c'est qu'il y a des jolies photos, très jolies, et d'autres... un peu floues, que l'on ne prend pas la peine de garder. Quand la photo est belle, tout va bien, le problème c'est dans l'autre cas. Il y a des gens, généralement les mêmes que ceux qui sont asocial en bus qui prennent les gens pour des papiers cadeaux.il y a des enveloppes, des papiers cadeaux qui impressionnent, ceux que l'on fait bien attention de ne pas les déchirer lorsque on les retire, ceux qui donnent envie d'ouvrir le cadeau, d'aller plus loin dans la découverte du cadeau. Le problème du papier cadeau c'est justement, eh bien, qu'il n'est qu'un papier cadeau voyez-vous. Un beau papier cadeau peut très bien renfermer eh, une vielle chaussette ou un caillou. Mais il y a les gens qui ne s'arrêtent pas au papier cadeau, ceux qui ne déchirent pas les vilains papiers cadeaux, les jugent moins beau qu'eux, ce qui de ce fait entraine la permission de les piétiner. Ils attendent d'abord de connaitre le contenu du cadeau avant de juger s'il est beau ou non. C'est ce que l'appelle aller au delà des apparences et sachez qu'il y a des cadeaux bien mal emballés qui renferment de véritables trésors.
La réac
tion actuelle normale est une question, celle qui demande dans quel coté des gens je me trouve. Cette question est bien vite égarée, repoussée, afin d'éviter quelques remords. Bien plus pratique si vous voulez mon avis. Non, non, bien sur, je ne suis pas quelqu'un qui s'arête aux apparences pour juger un être humain. Ma réponse personnelle est que nous faisons tous parti de ces gens là, ceux qui ne peuvent s'empêcher de poser les yeux sur la différence, de penser « oh le pauvre, c'est triste », « il doit être bien malheureux », « beurk ! », « ah mais qu'es qu'il a ? », « oh elle est vraiment trop laide » Je mets les exemples au masculin parce que selon les normes, les exemples sont au masculin, allez savoir pourquoi, sexisme grammatical, banalisé et idéologique sans doute. Oui, nous posons les regards, interrompons nos pensées, parfois même sans nous en rendre compte. Qui sommes nous pour pouvoir juger ses gens, et qui sont t'ils pour nous juger, nous. Qui nous dit qu'une femme avec deux enfants, un bon boulot et un mari super est heureuse ? Ou qu'une personne en fauteuil est « pauvre », malheureuse ? Je vais très bien merci, tenez vous avez oublié votre pitié, je n'en veux pas. ». C'est dans ses regards, ses idées qui naissent la différence et la douleur d'être soi même. Car au font la différence n'existe que dans le regard des autres. Si nous vivions dans un monde uniquement occupé de personnes en fauteuil, le fait d'être valide, de marcher ne serait t'il pas la source de regards, une... différence ? La personne valide serait alors hors norme, mais la personne handicapée elle, ne se sentirais pas différente. La différence nait dans le regard des autres. Nous naissons dans le regard des autres. Si personne ne me disait que j'étais maladroite, tête en l'air et têtue par dessus le marché, aurai-je conscience de cet état de fait étant donner qu'il fait parti intégrante de moi ? Et que faire pour naitre quand dans le regard des autres l'on voit le mépris ?

La toléran
ce est un combat de tous les jours. Mon combat de tout le jour... Un combat perdu d'avance car l'intolérance est inhérente à l'Homme. Elle fait partie de lui comme sa main où ses cils. Je suis un Homme et je mesure... toute l'horreur de ma nature.

# Posté le jeudi 11 octobre 2007 15:08

Modifié le mercredi 15 octobre 2008 13:33

une vie presque ordinaire

une vie presque ordinaire


Je suis née un 30 décembre 1989. Il faisait froid et mon père avait la grippe. Jusque là, un grand jour pour l'humanité. Surement des informations déprimantes à la télé, un froid de canard et un tas de gens déprimés par l'horreur des fêtes de noël et les repas de familles. Je suis née avec une irrésistible envie de hurler. 42 cm 2150 g, emballez c'est peser. Petite je suis petite trop petite. Ma mère ne fume pas, je suis quasiment née à terme et je suis petite, déjà à cet instant là. J'ai chaud, l'air confiné de la couveuse me rassure, dans les bras de ma mère rien ne m'atteint... pas encore.
Je grandis, non en fait c'est peu être ça je problème, je ne grandis pas vraiment.6 ans, 1 mois et 103 cm et 14 kg. Je suis encore protégée, la maternelle un lieu rassurant et quasiment dénué de moquerie. On me décrit comme une petite fille vive et agréable, de bonne humeur bien que toujours dans la lune... La vache... Ils ont oublié de parler de mon sale caractère. Mais le problème persiste je grandis peu très peu jusqu'à ne quasiment plus grandir. Mon médecin trouve ça inquiétant, arrive le CP et les premières moqueries, et les premières récréations passées toute seule.

- Tu dois faire des examens... parce que tu es un peu petite. Ce n'est surement rien. Cette phrase est à la fois incompréhensible et inquiétante dans les oreilles d'une enfant de 5 ans.

On explique à la maitresse, je rate 2 semaines d'école... Il y a le premier rendez-vous chez le pédiatre hospitalier, la demande de caryotype, les examens en rafales, âge osseux, scanner, tomodensitométrie, ... le diagnostique tombe. Syndrome de Turner. 3 mots dénués de toute signification énoncée d'une voie froide et désintéressée. Voyez vous il y a plus grave, a votre fille, il lui manque SEULEMENT un chromosome sexuel. Une pacotille. Oui oui ça touche que les filles, un garçon a un caryotype XY, et une fille XX votre fille ? Non elle, eh bien elle avait la flemme, elle a seulement un chromosome X. Votre faute ? Oui c'est un beug mais surtout ne culpabilisez pas... Ha les médecins...

Le syndrome de Turner est parfois traité rapidement ainsi aux parents. Ne vous inquiétez pas, votre fille sera naine, stérile, retardée mentale et aura un caractère exécrable. Pour le caractère il n'a pas tort, et oui je suis stérile... mais le reste.
J'ai 45 chromosomes, soit seulement 1 de moins que les êtres humains normalement constitués. Après tout 45 c'est si proche de 46. C'est comme les numéros de téléphone, quand l'on ne se trompe d'un chiffre, on ne devrait pas tomber sur quelque chose de complètement différent. Mais non, il est là se 46ème, ou bien plutôt il n'est pas là. Le problème existentiel est qu'il devrait être à là. C'est qu'il en gère des choses le type !

Avoir un syndrome de Turner c'est un peu comme avoir un corps paresseux. Un corps qui ne synthétise pas bien l'hormone de croissance, un corps qui ne produit pas assez d'hormone, de ceci de cela, qui a la flemme parfois de finir l'aorte ou de développer vos ovaires. On a envie de lui foutre un coup de pied aux fesses à se corps mais bon les chromosomes ça s'invente pas. Ainsi sans traitement, nous avons peut de chances de dépasser les 1m40, nous sommes stériles, nous n'avons pas (sauf dans certains cas) de puberté spontanée, donc pas de règles, de pilosité ou de poitrine. Un syndrome de Turner c'est très souvent de l'hypothyroïdie, fréquemment des problèmes ORL et parfois des problèmes cardiaque (une malformation de l'aorte) et rénaux (malformation des voies urinaires).

Quand on apprend que son enfant à une maladie génétique, c'est beaucoup de vocabulaire, peut d'explication et un immense chaos ou KO, comme vous préférez. Vous être parents, heureux de l'être et ça vous tombe dessus comme le ciel sur la tête d'un gaulois. Le premier sentiment est surement la peur, la panique l'effondrement, la souffrance, la culpabilité. Comment parvenir à comprendre lorsqu'on est parent que l'on ne doit pas culpabiliser que ce n'est pas notre faute que ce n'est la faute à personne ? C'est un fait c'est comme ça, c'est là et maintenant débrouillez vous, à dans 6 mois.

On a surement peur, peur pour l'avenir de notre enfant, de notre famille, des conséquences des risques... Tout s'effondre.
Relativiser... apprendre à continuer à vivre, à puiser dans les yeux de son enfant le courage et la force pour pouvoir lui donner courage.
Le syndrome de Turner ce n'est pas une fatalité en soi dans le sens ou il est possible de se battre de vivre avec ça n'est dangereux que dans de rare cas, souvent cette monosomie est responsable de fausse couche ce n'est donc qu'une naissance sur 2500 une pacotille. Ce n'est pas grave, donc pas besoin de ménager les parents après tout il y a des gens qui apprennent bien pire. Je pense que tout peut être annoncé l'essentiel c'est la façon dont on l'annonce.
Vous avez un enfant, une enfant qui cour, joue, rie, hurle et sourit, vous avancez, pour elle. Vous ne montrez rien, vous n'avez pas le droit de vous plaindre vous a t'on dit.

Ce que je vous raconte, du haut de mes actuels 17 ans c'est la souffrance que peut provoquer l'annonce d'une maladie, génétique ou pas, plus grave et lourde de conséquence qu'une simple angine ou grippe. Ce que je dénonce là c'est grâce aux témoignages de parents, notamment de mes parents. Ce que je dénonce là c'est l'indifférence de certains médecin face au choc que peut provoquer ce genre d'annonce ; cependant je ne généralise pas..

Chacun fait comme il peut.

Il y a de l'espoir, des traitements, on vous dit que votre fille va prendre de l'hormone de croissance et qu'elle a toute les chances de mesurer entre 1m50 et 1m60. L'espoir on parle, le distribuant à volonté sans réfléchir. Elle va bien. La puberté ? Il y a des traitements, et l'on peut traiter les autres problèmes. Reste la stérilité. Tout va bien. Besoin d'un psychologue ? Non certainement pas.

Alors il y à la première piqure d'hormone 6 ans et 2 mois. Une scène dont tu te souviens tout ta vie. Tes parents et deux de tes grands parents sont là tu es assise sur une chaise de la cuisine. Ma mère tremble et ton père est nerveux. Ils te rassurent en tentant de se rassurer eux même, s'entrainent sur un nounours. Ils te disent d'être courageuse, que si tu veux grandir, être comme les autres, il faut que tu la fasses, à cet instant là tu n'a plus vraiment envie d'être comme les autres. La cuisse ou le bras ? Le bras car tu as une détestée connaissance des prise de sang...
Tu pleure un peu et ta grand-mère te regarde avec un regard qui te donne encore plus envie de pleurer Tu respire et tend ton bras pff pff pff. Ta mère respire fort se calmer et te fait ta piqure, tu serre les dents, les yeux, les fesses enfin tout ce que tu peux serrer ou fermer. Ça brûle, le produit pénètre dans ton bras et brûle, tu as envie de pleurer mais ça c'était avant de te rappeler que tu été censée être une petite fille courageuse tu ré-ouvre les yeux et respire à nouveau. On te regarde inquiet avec un petit sourire. Tu vois ce n'était pas si terrible, tu es très courageuse... Blablabli blablabla, tu ressors gonflée de fierté et avec un gâteau. Je problème c'est après. C'est quand tu fais une réaction et que tu dois passer 2 semaine à l'hôpital parce que tu fais des malaises. Quand tes parents te disent que tu es courageuse mais que ça ne suffit plus quand tu te rends compte que ce n'est pas une prise de sang et qu'l faut que l'on te la fasse à la cuisse pour éviter une trop grosse concentration au même endroit. A la cuisse ? Non, non, non, non et non, ça ne m'amuse plus. Tes parents de courent après dans toute la maison, tu hurle, ils essayent tout, la manière forte et la manière douce. Ils n'ont pas le choix. Ils crient un peu plus fort, te font asseoir et te font la piqure à la suite, tu pleure beaucoup tu es vexée déçue de ne pas avoir été courageuse, et tu te contracte ça fait encore plus mal. Les jours passent et tu te rends compte que de toute façon ils ne lâchent pas prise et que tu n'a pas le choix alors tu te rends, tu attends que ça passe.

J'essaye de me mettre à la place des parents, de mes parents en l'occurrence et je me rends compte à quel point ça doit être dur. Dur de courir après ça fille pour lui faire quelque chose qui lui fait du mal pour lui faire du bien, dur de supporter les pleurs et la souffrance psychologique dans son regard. Dur de devoir la gronder quand on ne sait plus quoi faire. Dur. La souffrance des parents ? Une pacotille. Ils n'ont qu'a s'en débrouiller... Voilà comment ça se passe parfois. Les moins passent puis les années. Tu ne peux pas aller dormir chez tes grands parents, dormir avec tes cousins, cousines, chez une copine... tu as ta piqure. Cependant tu es fière, tout le monde dis que tu es courageuse, tu prends 5 à 6 cm par ans et on te traite un peu moins de naine. Tu as eu une petite s½ur, et de ça aussi tu en es fière tu passe ton temps à l'embêter mais tu l'aime. Quand tu t'auras 17 ans, que tu te promèneras avec elle qui en as 11, on demandera si tu es sa copine, qui est la grande s½ur, ou les copines rigolerons, c'est ta petite s½ur ? Elle fait déjà 5 cm de plus que toi, tant mieux, tu t'en moque, mais elle te regarde et te serre plus fort la main... merci.
Un matin je reçois un appel, mon pédiatre me dit que je peux ne faire ma piqure que 6 jours sur 7. Le premier plus beau jour de ma vie. A moi cousins, copines, et grands parents ! A moi le plaisir de passer à la soirée à me dire que ce soir il n'y a rien, je suis NORMALE.

Tu rentre en 6ème... 1m24 un sac de 11 kilos sur le dos alors que tu n'en pèse que 24 et avant d'y rentrer tu es quasiment comme toute petite fille de 10 ans. Comme tous les autres, tu as peur et la veille tu prépare les vêtements avec plus d'attention que d'habitude.
Et puis tu rentre au collège. La première journée se partage entre les « Ha, non, petite, tu t'es trompée, l'entrée en primaire ce n'est pas ici ! « Les « Tu rentre en CP ? », et les « C'est qui que tu accompagne ? Ton grand frère ou ta grande s½ur ? » ... déjà, et puis il y a les regards, les groupes de préados décérébrés qui se mettent à glousser quand tu traverse la cour. Tu découvre l'horreur. A cet instant là... tu sombre. Et spam, la claque est dure brulante et insupportable. Tu passe devant eux et ne dis rien. Tu retiens tes larmes, courageuse ? Tu essaye... Heureusement il y a les toilettes. Au début tu galère, vraiment tu te bas, leur réponds, essaye de gagner un peu plus de respect... mais cela les enchantent encore plus... tu es touché ? Ils sont contents. Le problème est que tu es humaines, HUMAINE... et que es touché. Donc changement de tactique, on passe au plan je-ne-dis-rien-ça-ne-me-touche-pas. Tu espère qu'ils finiront par se lasser. Le problème c'est qu'ils sont coriace... alors ils insistent, reviennent te voir plusieurs fois dans la journée histoire de te faire craquer plus facilement... et ils réussissent tu n'en peux plus. Ta classe ? Rentrer en cour est une libération. Tu ferme les yeux et attend que la récréation passe en essayant d'entendre le moins de choses pendant la récré, quand tu rentre en cour, ils te parlent moins.

Tu es une fille sociable et invariablement optimiste tu te bats et rencontre des gens qui te respectent et ne te considèrent pas comme une martienne. Tu ne grandis pas vraiment, peu, l'écart se creuse. Tu es en 6ème et déjà tu remarque du coin de l'½il que les filles commencent à se former, toi pas un brin de poitrine à l'horizon, tu te dis tien c'est bizarre, mais ça ne t'inquiète pas encore. Certaines n'ont quasiment rien. Tu passe par tout les surnoms, ils y en a des nul est banals du genre la naine, naine de jardin (attention plus élaboré), schtroumpfette, et passe-partout. Mais il y a aussi les innovants, voyons, la hobbit (nous sommes en pleine période), a oui, le mini cocker (allez savoir pourquoi), ou bien razmoket... et j'en passé des meilleures. On te bouscule volontairement, on te fait des croche pieds, « oups pardon »... on rigole, toujours, on fait des paris sur toi, on joue avec toi comme avec un objet... « Tu veux sortir avec moi ? Ha, mais non il te faudrait un escabeau pour m'embrasser », on prend ta tête pour un buzzer tout la journée, c'était le grand jeu... les profs le voient mais ne disent rien. C'est ça le collège, un univers impitoyable, intolérant et insupportable quand tu ne corresponds pas à la norme commune. Un univers ou les garçons sont en perpétuelle démonstration de machisme, ou l'un essaye toujours d'être plus cruel que l'autre pour se faire mousser, pour faire rire. Quand tu es l'objet de cette démonstration, ça fait mal, très mal. Les filles ne sont pas mieux, elles rigolent et se moquent par derrière, sont hypocrites et mesquines... Il y a les racailles, les pintades, celle à qui t'a envie de dire qu'aller ce rhabillé et tu as honte pour leurs mères qui les ont laissez sortir ainsi.. Il y a les populaires c'est les standards qui plaisent à tout le monde et qui sont trop cool, et puis il y a les autres...
Heureusement tu as deux amies, de vraies amies, des amies qui font parties des amies que tu peu compter sur le doigt d'une main. Des amies qui, quand on se moque de toi au début ripostent un peu puis ce taisent voyant que ça te fait encore plus mal. Qui t'aident et t'écoutent, évitent le sujet et essayent de te faire penser à autre choses. Les années passent et la différence se marque, tu commence à avoir les première remarques sur ta poitrine. Il y a les « T'a vu c'est bizarre t'a pas de poitrine », c'est vrai ? Non franchement je ne m'en été pas rendu compte. Les « planche à pain », et le reste. C'est peu être encore plus dur, ses remarques font encore plus mal, ça te touche au plus profond, tu te sens mal, très mal, et chaque jour tu supporte, avec le sourire et parfois une énorme envie de hurler et de frapper... Tu ne supporte plus de te regarder dans une glace, cherche à porter des vêtements amples alors que ta mère ne comprend pas. Tu te sens mal, vraiment mal, le mal être nait dans le regard des autres. Tu es mal à l'aise toi qui est si bavarde, tu ne lève plus la main alors que c'était un automatisme, tu essaye de te faire oublier, de disparaître. Tu te sens profondément différente, moche et tu commence à comprendre ce que c'est un syndrome de Turner. Et spam, tien ça c'est gratuit. Une femme ? Mais tu n'en es pas une. Tu ne le montre pas surtout pas. A personne. Ce n'est pas ton genre, mais alors pas du tout. Toi tu es du genre assistante sociale. Oui, oui, vous savez celle qui à le don de s'attirer des personnes en grande détresse, d'aller vers elle. Peut être cherche tu à te guérir auprès d'elle, à voir qu'il y a des gens plus mal que toi. Tu supporte et ne te plaint pas, tu supporte mais n'oublie pas. Tu te bats.
13 ans 8 mois, tu ne grandis plus grâce aux hormones de croissance, c'est un fait, dure réalité : 135 cm. Tu es en 3ème tu mesure 135 cm tu n'a aucun signe pubertaire et tu es en classe avec des garçons de 1m80 et des filles parfaitement formées qui te le font amplement remarquer.. Tu ne trouve pas de vêtements, tu es en 3ème et, disons que le 8 voir 10 ans te vas bien, a toi les nounours et les c½urs roses, pas de manches courtes, ou des tee-shirts larges, des gilets, tu adores les gilets. Alors tu souris, je crois que j'ai toujours souris, me tournant vers mes vrai amies, essayant tant que possible de leur montrer que ça ne me touchais pas, mais ça touche toujours, et même quand parfois ce n'est pas vraiment méchant....

Tu n'en peux plus et tu croise les doigts quand tu vas chez ton pédiatre. Il faut que ça s'arrête, tant pis pour les cm.

Tu prie pour qu'il arrête les hormones. Les piqures ? A ce moment là elles ne t'embêtent plus, depuis que tu as 10 ans, tu les fais toute seule. C'est un peu comme se laver les dents, parfois tu ne te souviens même plus de l'avoir faite. Bien sur il y a les camps de ski ou tu dois expliquer, subir les regards, mais bon, une question d'habitude, non tu ne t'y habitue pas, on ne s'habitue pas à ce genre de choses. Le problème c'est que les piqures d'hormone de croissance ne sont pas compatibles avec un traitement à base d'½strogènes, les hormones féminines responsable du déclenchement et du déroulement de la féminisation. Enfin on te dit stop, ça ne sert plus à rien les piqures. Un des plus beaux jours de ta vie... 14 ans 2 mois et 6 jours tu arrête. 8 ans d'hormones et 136 cm. Il t'en reste 15 pff, pff. Les années passent, 8 ans d'hormones de croissances au bout desquelles tu te fais une raison.

Tu rentre en seconde. Un 75 A en guise de soutien-gorge, mais un soutien-gorge quand même, Enfin quelque chose qui montre que tu es une femme Bizarre, mais une femme quand même. Le lycée. Un monde ou tu te sens mieux parce qu'il y a les regards, mais moins de remarques, bizarrement, tu arrive presque à te fondre dans la masse, tu es bizarre mais tu passe presque inaperçue, tu décide de faire comme si de rein était, d'être NORMALE...

Tu vis parce que tu es dans un vieux lycée splendide que tu aime profondément dans une ville magnifique. Tu es dans une classe de 34 filles pour 1 garçon. La plupart passent leur temps à ce critiqué entre elles, elles sont au summum de l'hypocrisie. Elles n'ont aucun autre sujet que le tee-shirt d'Intel, et le copain de patttati qui est sorti avec pattata. Mais tu te fais des amies, de bonnes amies. Très vite tu étouffe, tu n'a rien à voir avec les autre filles de ta classe, tu n'en a rien à foutre, toi du tee-shirt de patata. Tu ne partage rien avec elles, elles ne s'intéressent pas à ce qui les entourent, au monde dans lequel elles vivent et n'ont aucune discussion intéressante et utile, les regards et les remarques à peine voilées redeviennent pesante, nouveau décalage... Ceci n'es pas dégradant pour elle, elles sont adolescentes alors que tu ne l'as jamais vraiment été, tu as été forcée à grandir. Tu ne prends pas plaisir à aller aux bals remplis d'ados, à boire et à mettre des gens en position latérale de sécurité parce qu'ils sont bourrés et qu'ils ne peuvent même pas ses redresser pour ne pas se vomir dessus. Déchéance. Tu sais que les gens n'ont rien à voir avec une image, et tu déteste que les gens pensent ça, tu as honte d'être adolescente, tu te bats, plus un peu de tolérance. Mais tu as des amies tout de même avec qui tu partage des choses bien, des moments merveilleux, normaux, mais tu ne les ressens pas comme eux, tu sens l'odeur de l'herbe fraiche, tu respire, admire le ciel bleu sur le parc, et la douceur des pierres.

Il y à l'espoir, trop d'espoir, les idées mises en têtes, les paroles que l'on prononce sans avoir conscience de leur impact profond. J'ai 17 ans et je mesure 1m 46,5, 1m46 le matin et 1m47 le soir car je suis toujours plus déprimée le soir comme dis une amie. J'ai longtemps espérer les 1m50, ais bon, c'est comme ça. Je me forme un peu, me sent mieux, et je parviens même à avoir des cycles normaux grâce aux traitements... Je fais de l'hypothyroïdie, et je passe donc sous Lévothyrox. J'évolue. Comme je peux, chaque matin je me lève et je prends ce que j'ai, je fais ce que je peux.
Je ne suis pas vraiment différente, j'ai juste été éc½uré par les gens. Je me replis sur moi même, je m'auto-protège pour ne pas souffrir, je me sens seule, vraiment seule. Je suis entourée de gens qui m'aiment mais je me sens seule. Je parle beaucoup, mais je ne parle pas de ce que je ressens. Je suis quelqu'un d'optimiste et je souris, vraiment, seulement certains jours ce n'es pas facile, ça demande des efforts, trop d'effort. J'ai une particularité, j'emplois ce mot car je déteste le mot maladie, je ne suis pas malade, mais cette particularité fait t'elle de moi quelqu'un de différent ? D'handicapée ? Car nous sommes parfois considérée comme handicapées.
Je crois que nos esprits sont remplis de boites. Si l'on ne rentre pas dedans, si l'on n'est pas standard et stéréotypés alors nous sommes considérés comme anormaux... mais il faut vous réveiller les gens ! On ne sera jamais des standards des gens bien comme il faut ! Et bien mes chers amis cela ça s'appelle des préjugés... et ils sont bien difficiles à désintégré, d'ailleurs, à ce propos, Einstein à dis « un préjugé est bien plus difficile à désintégrer qu'un atome. »

En fait nous avons tous peur de ce qui diffère de nous, de ce que l'on ne connaît pas, certaines personnes ont trop peur ou sont simplement trop faignants, excusez moi pour aller chercher plus loin que le papier cadeau qui entoure les gens... si il est joli et banal : c'est bon ! En fait c'est ça les préjugés c'est de la fainéantise, la facilité du "prêt à penser"... Je lutte chaque jour contre les préjugés, mes préjugés aussi, je lutte avec le sourire pour ne pas être classée dans une boite "no conform", comme un bug sur un ordonnateur préprogrammé. Mais moi aussi j'ai des boites, et j'en suis bien consciente, la preuve c'est que parfois je vois quelqu'un qui peut être considéré « non-conforme à la norme » et parfois mon regard s'arrête et là je me dégoute moi-même... je crois que il faut se remettre en question pour vaincre les préjugés, là je me bat contre ça et je suis peut être, et même surement inconsciemment l'auteur de préjugés...Tout cela est en fait de la TOLERANCE... pas de la tolérance au sans de l'indifférence du je-m'en-foutisme, pas non plus de la tolérance au sens d'une empathie démesurée qui pourrait ressembler à de la pitié, mais c'est simplement essayer d'être ouvert, de se mettre parfois à la place des autres et d' essayé de les comprendre, sans les juger sans faire preuve de pitié. Je hais la pitié. Je ne suis pas standard, je suis DIFFERENTE... et alors ? Je suis fière de l'être, le fait que je sois différente des autres que je ne mesure que 1m46 fait t'il de moi une handicapée de la vie ? Non. Je ne me sens pas handicapée. Nous ne sommes pas handicapés, et si être différent d'un stéréotype c'est être handicapé, alors cela ne me dérange pas.
Je crois que la différence née du regard que les autres portent sur nous... des remarques de la débilité humaine, des sous entendus de regards qui en disent long sur la pensée et de leur prétendue supériorité Je hais profondément la prétendue supériorité des gens, les gens qui te regardent de haut (pas d'humour, pas au sens littéral du terme car c'est très souvent le cas), se croient supérieurs à toi sous prétexte qu'il sont plus grands, plus vieux, ils te regardent et jouent avec toi te prennent pour une neuneu.. Je me bats contre ça. Je me bats contre les profs de biologie humaine qui lorsqu'ils te parlent du st ne font pas de différence entre nous et les trisomiques, qui disent que le syndrome de Turner entraine un retard mental même qualifier de grave... non il n'y a pas de retard mental, ou extrêmement rarement, mais en aucun cas il s'agit d'un retard grave. Je me bats contre les moniteurs d'auto-école qui passent les séances à se moquer de ta taille. Voilà, c'est ça qui fait mal.

Ton parcours scolaire est normal, et tu à ton bac sans avoir redoublé... déficiente ?

Voila je me bats toujours... avec le sourire, contre cette débilité humaine, les idées reçues, les remarques et moqueries, les sous-entendus à peine voilés... les yeux rond des gens quand je dis mon âge... bref... une question d'habitude je suppose (es ce qu'on peut s'y habituer un jour ? hum.) Je mène un combat perdu d'avance, me battant pour un peu plus de tolérance et de respect...
Dur... Dur de trouver l'amour quand on fais 1m46... dur de ce faire accepter, d'avoir peur que l'on ce moque de l'autre à cause de nous, dur de supporter les remarques des adolescentes qui ne conçoivent pas que nous puissions trouver l'amour, dur de ne pas être comme les autres, de ne pas supporter les sentiments falsifiés, de vivre et d'aimer, de ne pas pouvoir apporter des phrases préparées... de ne pas être comme elles... dur de ne pas se supporter... d'accepter l'idée que l'on puisse vraiment t'aimer pour ce que tu es... (J'ai parfois bien l'impression que c'est impossible), dur de devoir être toujours sur la pointe des pieds pour voir le monde de plus haut... un monde que ne me plait pas toujours... qui fait peur et parfois te dégoute, un monde d'image superficielles... Je ne suis pas une fille comme les autres, ce n'est pas toujours facile a assumer, mais j'en suis fière, je ne suis pas comme les autres, et parfois je me demande si c'est vraiment une chance... me sens décalée, déphasée, disloquée par le regard des autres, oui nous pouvons vivre une vie normale... oh oui nous sommes normale (c'est quoi être normal après tout ?), seulement la souffrance inculque une façon de pensée, de ce protéger, une analyse de chaque instant, paranoïa ? Je ne pense pas... Tolérez...Ne baissez pas les yeux devant la souffrance et la misère elle fait partie intégrante du monde qui nous entoure, vivez avec, aidez, essayez de ne pas juger, je m'y emplois... c'est parfois dur... c'est humain de juger.

Oui la vie est belle la vie, chaque instant est à vivre et en vaut la peine, car le bonheur est une fleur que l'on cueille à chaque instants de sa vie, si l'on s'en donne la peine...
Mais j'ai du mal, du mal à me dire que garçons ne sont pas tous des idiots, j'ai du mal a ne pas avoir peur. Cela n'a rien contre eux, les garçons en général, mais cela vient de moi... les garçons m'ont fais trop souffrir, non pas en amour, mais en moqueries... Les filles sont mesquines et ce sont des vraies pestes, mais les garçons de 14 ans, sont parfois bêtes et méchant. Bien sur ils finissent par grandir, enfin pour la plupart, cependant j'ai du mal à me défaire de ce sentiment... je suis en position « je me protège », même si ce n'est pas justifié... j'ai du mal à me persuader qu'un garçon ne se moque pas de moi... sauf si j'ai réellement une confiance infinie en lui, que je le connais par c½ur, et que je sais qu'il ne ce moque pas de moi (exception). Et oui un homme ce fou des moqueries si il est vraiment amoureux, oui l'amour est une combat qu'il faut mener tout les jours, mais un combat qui en vaut la peine... auquel je consacrerais s'il le faillait chaque parcelle d'énergie qu'il y a en moi... Oui j'ai peur, une peur inexplicable, liée à un profond sentiment de malaise, comme ce n'étais pas fait pour moi, je crois que ça vient de moi... entièrement de moi. La vie ne s'arête pas à une étoile... j'aime la vie... j'ai me poser sur un fauteuil et ouvrir un livre, j'aime apprendre, courir, hurler, rire, chanter (pauvre de vous), passer des moments inoubliables, écrire, écrire pour délier mon bordel pathologique écrire durant des heures sur tout sur rien pour garder une trace de pensées éphémère, pour oublier le temps, et voler au dessus des gens, pour laisser une trace, soulager mes pensées... j'aime m'allonger dans l'herbe et écouter des oiseaux, sortir sur ma terrasse regarder les étoile, rêver et imaginer que tout peut exister que le mot impossible n'a pas de raison d'être et que l'imagination est un monde infini... La vie est belle dans chaque sourire qui te donne la force de combattre, dans les yeux d'un enfant, dans un éclat de rire... oui vous riez car je suis différente mais moi je rie car vous êtes tous pareil... je tolère mais ne m'en fou pas, supporte, pardonne, accepte mais n'oublie pas, je ne crois que l'on puisse oublier ses choses là.. Alors j'essai de les ignorer, de panser des blessures dont je sais que je garderais des cicatrices...
Je me bats encore et toujours, je fais le deuil d'une grossesse mais pas d'une maternité. Je ne conçois pas ma vie sans enfant. Je n'ai rien personnellement contre le fait de faire appel au don d'ovocyte mais j'ai des convictions profondes. Je pense que quand l'on ne peut pas avoir d 'enfants et que l'on est conscient qu'il y a en trop qui souffrent dans le monde, alors on essaye d'adopter. Je ne pense pas qu'il est nécessaire de porter un enfant pour l'aimer vraiment. Ceci est mes convictions profondément personnelles, et je ne dénigre en rien les personnes qui ne les partagent pas.

J'ai un rêve étrange, qui me dérange, celui d'être considérée aux yeux du monde entier comme ce qui est de plus normal. Parfois c'est une envie irrésistible, l'envie de faire 1m65, brune, mince sans être maigre, vive, drôle et agréable, avec des problème bateau que je trouve atrocement grave, un choix crucial entre Marcel qui a 9 boutons mais et qui gentil et Bertan qui n'en a aucun et qui est canon. Voyez le genre ? Tout paraît tellement plus simple quand on est elle. Parfois je déteste cette idée, quasiment tout le temps d'ailleurs, je suis moi, et si j'étais cette fille, je ne serais certainement pas celle que je suis. (Oui, oui vous suivez). Je suis différente et fière de l'être seulement il y a des jours ou l'on aimerait l'être un peu moins, juste un peu, il y a les envies, mais je n'ai pas envie d'être ennuyante.

Voilà la vie d'une fille atteinte d'un syndrome de Turner, des joies, des peines, des envies, et un sale caractère... une vie comme toute les autres, a vrai dire, toutes les vies se ressemblent, nous sommes tous pareil, notre vie suit toujours le même schéma, des joies des peines, des envies, des déceptions Que l'on soit grand, petit, gros, mince, valide, handicapé, de couleur ou pas, que l'on as choisit les trottoirs de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher... c'est tellement beau une vie, c'est tellement riche une vie, tout les hommes peuvent apporter aux autre, c'est tellement riche un Homme.

# Posté le samedi 06 décembre 2008 11:23

défouloir... try to remember

défouloir... try to remember
Il y a des moments on l'on se sent perdus, désorientés on se sent seul, seul au milieu des autres. Ceci est assez intéressant, car c'est une capacité tout à fait exceptionnelle de pouvoir être seul parmis les autres. A vrai dire c'est l'un des premiers apprentissages de la vie. On se rend compte que nous sommes différents de la maman qu'elle n'est pas partie intégrante de notre corps... on apprend à être seul. C'est terrible d'être seul. La solitude est là, elle nous étouffe complètement jusqu'à nous envahir totalement, elle est presque douloureuse. Il y a des moments on l'on a besoin d'être seul, ou l'on respire, on se retrouve en tête-à-tête avec soi même, c'est parfois douloureux de discuter avec soi même (non je ne parle pas toute seule). Parfois on ne sait pas trop. Quand on est seule, on a envie de voir du monde, on se sent, délaissés, abandonnés, et quand enfin on nous appelle, et que l'on est plus seul, on ne supporte pas la présence des gens, on a de nouveau envie d'être seul. Et on balance, entre la peur de se piquer aux autres et douleur d'en être éloigné. On s'avance, on recule on cherche.
On est parfois entouré et l'on observe les autres, parfois l'on se rend compte que l'on a rien à voir avec eux, et l'on se demande vaguement ce que l'on fait là. Parfois la présence des autres est insupportable, on n'en peut plus des autres, on se repli sur soi même, c'est pratique le repli sur soi, individualiste car l'on considère inconsciemment que nous valons mieux qu'eux, qu'ils n'ont rien à nous apprendre. L'individualisme rend asocial, cependant, la sociabilité et le besoin de sociabilisation est le propre de l'homme, l'individualisme qui nous ronge ne nous enlève t'il pas une part de notre humanité ?
Il fut un temps ou les relations avec les autres étaient moins douloureuse, ou bien, disons souvent imposées et acceptées. La modification des structures des relations des hommes entre eux, le fait que la véritable communication soit encore plus inexistante à engendrer une montée époustouflante de l'individualisme. Au 21ème siècle l'individualisme de l'homme vivant en société est si grand qu'il l'aveugle totalement sur le monde qui l'entoure. L'âme même de l'homme est bafouée, lacéré par un égocentrisme étouffant. C'est un constat que je fais avec consternation. L'homme est incapable de faire une action sans penser aux conséquences qu'elle aura sur sa personne, sans réfléchir à son propre intérêt et aux regards que les autres porteront sur lui après. Les regards des autres sur nous. Il nous pèse, nous envahis jusqu'à que l'on ne puisse plus penser par soi même penser sans tenir compte des autres. Ainsi la fraternité, ancêtre de notre moderne solidarité est bien loin aujourd'hui du c½ur des hommes.

Je ne sais pas vraiment si un réel don, une réelle bonté pour employer le mot exact à exister un jour entre les hommes mais une chose est sure, c'est que j'ai beau chercher, dans tout les coins de rue, je ne la trouve pas. L'homme est t'il réellement capable d'être bon au sens littéral du terme ? Quand l'homme est solidaire, ne cherche t'il pas simplement une reconnaissance ? Je ne renie en aucun cas le caractère superbe de la solidarité, car la solidarité, l'entraide quelque soit sa motivation, ou presque est je pense une bonne chose, cependant ce n'est jamais un acte gratuit. C'est un moyen de soulager sa conscience, de se faire reconnaitre par la société comme un individu serviable et bon, et soulager la souffrance des autres est un merveilleux moyen de soulager sa propre ouffrance et de l'enfouir, mais voir en la solidarité des intérêts proprement personnels, ou presque est t'il une mauvaise chose quand on connaît les effets du peu d'entraide qui existe encore entre les hommes ?

Un Homme marche, seul dans la rue, il porte des écouteurs car il ne sait plus être seul, la solitude, marcher seul, ça fait nul, et quand l'on est seul, l'on est obliger de penser, conclusion la musique est parfois très pratique. Les Mp3, portables et autres sont des outils merveilleux pour ne jamais être vraiment seul pour nous enfermer dans notre bulle et éviter de voir le monde, ils servent d'½illères. Pratique.

On ne veut pas penser par soi même. L'on se contente de puiser les pensées des autres par ici où bien par là, c'est bien plus pratique et moins fatiguant. Nous sommes un composé des autres. L'on se sert de cette pensée ou bien de celle là, et ce n'est que rarement que nous cherchons à l'enrichir. On préfère fixer le trottoir, nos écouteur sur les oreilles en attendant que ça passe. J'ai parfois l'impression que je ne fait que cela dans ma journée, j'attends que ça passe. L'on attend que le trajet passe, que les heures de bureau, d'école passent, que la corvée du ménage passe, que la journée passe, l'on se couche sans jamais réfléchir à ce que que nous as apporté notre journée. J'aime, marcher dans la rue et observer les autres, marcher vite pour que cela passe, pour ne pas que le temps nous échappe, j'aime regarder le ciel quand je marche, j'aime, capter les parfums des personnes qui passent, j'aime les gens. J'aime regarder un enfant embêter sa maman, et voir la maman soupirer avant de sourire, j'aime les enfants qui se promènent avec un sourire aux lèvres, fiers d'avoir leur main enfermée dans celle de leur maman, de leur papa. J'aime. J'aime les éclats de rire, les gens qui aident les personnes âgées à traverser, celles qui ont les lèvres si pincées qu'elles ne forment qu'un fin trait rouge. J'aime dire bonjour à tout le monde et voir les gens me regarder et serrer un peu plus les lèvres avant d'accélérer pour me doubler. Mon papa dirais... pète un coup ça ira mieux. J'aime regarder les adolescentes qui se trémoussent, une poche dans chaque main en éclatant de rire pour un tout ou pour un rien, un rire idiot, inutile, préfabriqué et superficiel mais un rire. J'aime voir les adolescents qi sentent tellement le déodorant que quand ils te croisent tu as peur de mourir asphyxier, qui se promènent les mains dans les poches en se bousculant bêtement quand l'un ou l'autre dis une bêtise, ceux qui essayent de « casser » le plus avant d'éclater d'un rire aussi idiot que celui des filles... mais oui vous le connaissez le rire du préado en plein âge bête. J'aime les gens qui regardent tout le temps l'heure, et ceux qui marchent tranquillement en sachant pertinemment qu'ils vont être en retard. J'aime la rue, j'aime me promener et rêver. Tout les gens peuvent nous apporter quelque chose nous faire réfléchir à ce que nous sommes et à comment l'on est, nous dans la rue, c'est riche en apprentissage sur soi la rue. Mais je n'aime pas les gens qui détournant les yeux en passant devant un SDF, je n'aime pas les gens qui ne se battent pas et qui se laissent aller en attendant que ça passe.

J'aime me lever et n'avoir aucune idée de ce qui peut se passer dans ma journée, rencontre, beau temps, peines, joie, surprises et déceptions, aveuglement et remise en question. Peu de gens ce remettent en question. C'est douloureux de se remettre en question, ça coute de se sentir minable. Pascal à dis « L'homme est grand en ce qu'il se connaît misérables ». Peu de gens se sentent misérables, l'homme est t'il toujours grand ? L'homme a peur, de lui même des autres, du temps, de l'amour, de la souffrance, l'homme a peur de ce qui le rend riche. La peur est inhérente à l'homme, elle lui colle à la peau encore et encore.

Cependant l'homme est riche et plain de ressource, et il y a parfois des dons réels des gestes, infimes mais qui rapportent de vraies choses infiniment belles et grandioses. Je voudrais vous parler de la grande dépendance, c'est quelque chose que je connais bien de par mon travail actuel d'Aide Médico Psychologique. Dieu à quel point dans l'esprit des gens, le fait d'être en contact avec des gens polyhandicapés, âgées et dépendants peut être dur et insupportable. Bien sur, l'on n'atterri pas en formation d'AMP par hasard, mais chaque personne est choquée au début par le handicap c'est humain... mais c'est tellement riche. Chaque personne peut nous apporter quelque chose si nous faisons l'effort d'aller au delà de nos immondes préjugés. Il arrive un moment ou l'on s'habitue aux autres ou l'on parvient à communiquer avec des personnes qui ne parlent pas, il arrive un moment ou l'on reçoit bien plus que l'on ne donne.
Un jour, Aristote à dis que pour être philosophe, eh bien il fallait sortir et trainer un poisson derrière soi. L'image est belle, bien sur le fait que ce soit un poisson ou un arrosoir n'a pas vraiment d'importance. Ce qu'il veut dire pas là, c'est que pour être philosophe dans notre vie quotidienne, il faut savoir accepter le regard des autres, prendre du recul par rapport à lui, et par Merlin que cette entreprise n'est pas aisée. Le regard des autres c'est l'image que nous renvoi le monde de ce que nous somme, de notre moi. Le regard des autres, c'est une inquiétude perpétuelle. C'est à la fois, oh non je ne mets pas ce pull ce matin car il me grossit, attention, je ne veux surtout pas que l'on voit que j'ai grossit, le regard des autres c'est j'ai envie de dire ça mais si je dis ça on va me prendre pour une... une ce que vous voulez. C'est, je ne mets pas mon casque à vélo, parce que même si ça protège, ça fait ringard, et c'est aussi je me dépêche parce que je ne veux pas que l'on me voit me errer toute seule sans réel but.

Etre philosophe, c'est aussi savoir observer ce regard sans qu'il nous atteigne, ne pas en tenir compte, se dire que notre attitude, nos choix c'est les nôtres, et que par conséquent nous les avons choisit et c'est ceux que nous jugeons adéquat qui nous conviennent le mieux. Votre pull, vous l'aimez ? Oui, bon vous trouvez qu'il vous grossit un peu mais vous l'adorez ce pull, vous vous sentez vous-même dedans, et les autres, qu'elle importance de ce qu'ils pensent de votre pull, ne croyiez vous vraiment pas qu'ils trouveront quand même que vous avez grossit ? Le regard des autres est tellement intolérant et tranchant que de toute façon... mais si un vous le mettez ce pull, justement car vous jugez qu'après tout... eh bien vous vous sentirez mal toute la journée, que faire alors pour se détacher réellement du regard des autres de la norme commune ?
Le casque à vélo, c'est peu être ringard mais ça protège, vous en êtes consciente mais si vous le mettez on vous regarde en souriant et vous vous sentez mal stressant pendant tout le trajet et priant pour l'on ne vous reconnaisse pas. Vous l'avez mis, mais je résultat est t'il suffisant, concluant je dirais même ?

Si vous dites ce que vous pensez, si vous n'êtes pas hypocrite, (bien sure j'entend ceci avec modération dans le sens ou l'on ne vas pas chercher à blesser, tout es dans la façon de dire les choses), eh bien l'on va parfois vous juger vous mettre à l'écart et vous cataloguer pour votre façon de penser sur un sujet bien précis, sans savoir réellement si vous ne partageriez pas une opinion commune sur un autre sujet, ou bien si vous ne pourriez pas lui apporter quelque chose en dehors de ce sujet.

Tout cela pose à nouveau la question de la tolérance. Eternel combat de tous les jours pour moi. Nous sommes intolérants, profondément, et j'en fais partie de ces gens. Il y a la norme commune, les standards à ne surtout pas franchir, et il y a la norme de nos propres valeurs, nos idéaux personnels qui sont considérés comme les meilleurs. Bien sur il y a des gens plus souples que d'autres, mais cela concerne je crois tout le monde. Il y a des choses qui nous choquent car nous sommes intolérants, profondément. Nous considérons que la personne qui ce ballade avec un casque de vélo et un sac vert fluo est ringarde. Nous passons notre temps à regarder si les autres ne prennent pas du poids pour nous déculpabiliser nous même. Bien sur on le dit à l'autre collègue par exemple, à une personne tierce. « Dis moi, tu ne trouve pas qu'elle (je dis elle car c'est surtout pour les femmes) a un peu pris du poids ? Non parce que vraiment elle devrait faire attention à ce qu'elle mange, moi je fais attention en ce moment. » Et l'autre répond « Oh, oui c'est vrai j'ai remarqué, je suis sure qu'elle mange très mal, oui ça ce voit, tu as perdu » (A tous les coups elle ne trouve en aucun cas que vous avez perdu du poids mais bon). C'est un exemple et ce sont des phrases anodines, mais l'autre celui qui est critiqué aura senti ce regard, on sent toujours ses regards, c'est tellement fort un regard.

Le soir elle prendra sa douche et se sentira mal, petit à petit elle peut arriver à je plus oser trop sortir, revoir ses anciennes amies, et elle parlera peut être moins. Ce n'est qu'une hypothèse mais quand tout les jours il y a ce regard, parfois ses remarques, il pèse, il pèse jusqu'a écraser. Qu'es ce qui vous dit que la personne forte, en surpoids ne fait pas des régimes draconiens depuis 10 ans et ne parviens pas même à se stabiliser parce qu'elle a pris un traitement qui l'a fait grossir ? Et même si elle ne mange pas bien si elle se sent bien, quelle importance, bien sur il y a les problèmes cardio-vasculaire, mais c'est une bonne excuse pour se déculpabiliser de son intolérance, se justifier. Cette personne se sert normalement, elle mange comme vous et pourtant on va considérer qu'elle se goinfre, en quoi, de temps en temps n'aurait t'elle pas le droit de prendre autre choses que des légumes, et même comble de l'horreur des frites ?! Pourquoi ? Autant de question qui me laissent un gout amer quand l'on est conscient de la souffrance. Comment éviter ses regards tranchants et cruels ? Vous voulez savoir qu'es ce que le regard des autres ? Sortez en trainant un poisson accroché au bout d'un fil derrière vous, vous verrez.
Pourquoi ? Pourquoi l'on arrête son regard sur les personnes maigres avec autant de dureté et de dégout ? Qu'es ce qu'il nous dit qu'il ne mange pas 1 pot de nutella par jour pour parvenir à grossir mais elle n'y parvient pas parce que tout simplement c'est son métabolisme ?
Ne pense t'on jamais que les personne petites et qui le ressentent à longueur de journées aimeraient êtres grandes, qu'on t'elle fait pour être petites ? Rien, c'est comme ça, elles n'y peuvent rien et personne n'en ai responsable, pourquoi alors leur fait t'on payer si cher ? Idem pour les personnes grandes non elles n'y peuvent rien si elles sont grandes... Je ne parle même pas des couleurs de peau, bien sur, c'est pareil, j'ai un dégout, un dégout de ses regards dont trop peu de gens ont conscience.

Car il faut être réaliste, la souffrance due au regard des autres, elle n'est pas due à un regard mais à une multitude de regards, de sourires, de remarques, mesquines, de ressentis. Nous participons tous à notre mesure à cette souffrance parfois même de manière inconsciente. Alors quand j'ai conscience d'avoir été intolérante j'essaye de réfléchir à ma pensée, de l'analyser et je me dégoute moi même, c'est douloureux. Au fur et à mesure ou parfois l'on se rend compte d'avoir été intolérant, à chaque fois que l'on dépasse ses idées mesquines et discriminatoires, à chaque fois que l'on va plus loin que nos préjugés morbides alors on découvre autre chose et l'on ne voit plus le préjugé, il disparaît. Cela ne veut pas dire que ça ne recommence pas, que l'on soit tolérant mais cela veut dire que l'on est capable d'aller au delà... on s'en rend compte et l'on participe, à notre mesure à un peu moins de mal être, car nos limites s'élargissent et l'on devient un peu moins normatifs. Pas facile d'être tolérant, et jamais il ne faut se dire que l'on l'est car souvent les gens qui se considèrent comme ultra-tolérants sont ceux qui le sont le moins.
Je parle ici de la différence visible celle qui choque à première vue... mais il y a une intolérance encore plus grande liée à la différence que l'on ne voit pas, celle que l'on découvre. Chaque personne à des opinions différentes, et l'on a bien du mal à ne pas considérer que les nôtres sont les meilleures, les seules valables d'êtres écoutées Je prendrais l'exemple de la politique car c'est celui qui me semble peut être le plus simple et celui que je maitrise le mieux, en revanche celui de la religion est tout aussi valable comme beaucoup d'autres thèmes.

Certaines personnes rejettent des gens parce que sur certains sujets ils sont en désaccord avec eux. Je suis totalement opposé mettons au recours des tests ADN dans les processus de regroupements familiaux des personnes étrangères. Ceci est un thème pris au hasard dans l'actualité du moment. Je suis fortement opposé à une personne qui pense qu'au contraire c'est une bonne mesure, car je suis outré qu'elle pense ceci je vais la rejeter, être intolérant. J'ai lu un article il y a deux semaines et j'ai décidé sans vraiment me renseigner que j'y étais opposé sans chercher plus de précisions. Quand la personne va m'exposer son point de vue, je vais l'entendre, certes mais sans l'écouter, en gardant mon idée d'opposition sans vraiment examiner ce qu'elle me dit. Beaucoup de personnes ainsi, ne prennent pas le temps d'examiner les idées des autres avant de les rejeter, je ne parle pas d'y réfléchir et de dire que sur ce point nous ne sommes pas d'accord mais dans le respect des opinions de l'autre, je parle de rejet massif, de déni de la pensée d'autrui. J'ai pris un exemple succinct et pas forcément vraiment révélateur car souvent quand nous nous intéressons au monde (sans faire semblant je précise), que l'on se sent concernés position en matière de politique, on réfléchit avant de prendre une position ; mais cet exemple permet de montrer que nous éliminons facilement la pensée des autres sans s'en enrichir sans l'examiner.
Bien sur, l'on se dit que nous ne sommes pas comme ça que nous réfléchissons aux pensées des autres, que nous les considérons, parfois c'est vrai, certaines personnes sont réellement souples et ouvertes mais l'on ne l'est jamais entièrement, l'homme est intolérant. Ainsi, tout le monde est ouvert, intéressé par certains sujets, et va prendre en considération les idées des autres. Cependant, il y a les autres sujets, ceux qui parfois nous touchent, font échos à quelque chose en nous, ceux que nous considérons indiscutables, ou notre opinions sont catégoriques et nos pensées hermétiques Alors ce que pense les autre ne vaut pas la peine d'être examiner ou bien l'on fait semblant. Et puis nous rejetons cette personne car, sous prétexte qu'elle est qu'elle ne partage pas notre opinion sur ce sujet, elle ne peut rien nous apporter. . Qui vous dit qu'une personne qui ne partage pas vos idées sur les tests ADN ne partage pas votre point de vue sur l'écologie, qui vous dit qu'une personne qui ne partage pas vos convictions religieuses n'est pas d'accord avec vous sur la prise en charge des personnes dépendantes ?

Nous sommes tous intolérants, et à trop vouloir être tolérants, nous devenons intolérant envers ceux qui sont intolérants, complexe non ? La tolérance c'est prendre en compte les idées, l'apparence, la façon d'être, de penser d'une personne sans la juger. La tolérance c'est remettre en cause notre regard sur le monde, notre rapport aux autres, notre nombrilisme maladif, la tolérance c'est rester ouvert au monde, la tolérance c'est un peu oublier ce que l'on est pour tenir compte de ce que sont les autres. Pour être tolérant il faut d'abord savoir ce que nous sommes pour pourvoir nous intéresser à ce que sont les autres.

Ici, je ne suis pas pessimiste mais réaliste, et je ne fait aucun jugement de valeur, ou du moins j'essaye. Je crois en l'Homme, et j'essaye de faire avancer les choses à ma manière.
La vie c'est parfois comme un bonbon acidulé, désagréable et surprenant, pis agréable et merveilleux. La vie c'est comme les autres, comme les gens, il faut aller plus loin, se battre et fouiller pour pouvoir l'apprécier.


encore tant de choses à dire... bisous audrey.

# Posté le jeudi 18 octobre 2007 16:22

Modifié le samedi 06 décembre 2008 11:29

00h02 tic tac tic tac

00h02 tic tac tic tac
00 h 02, je regarde mon curseur clignoter et j'ai envi d'écrire. Je suis consciente que je ne devrais pas, je ne devrais pas à cause du temps, le temps qui pèse de tout son déterminisme sur moi. 00h02, cela signifie qu'il me reste 6h35 minutes avant de devoir me lever, maintenant, eh bien 6h34. Le soit me lever pour aller en cours, pour prendre mon bus surpeuplé de populace éc½urante d'intolérance. Vous voyiez comme je suis intolérante ?
Il y a des moments ou je hais le temps, ce
maitre chanteur qui ne me laisse pas assez de temps pour observer les nuages dans le ciel, pour lire, pour voir les sourires de la s½ur ou dire à mes parents, proches que je les aime. Peut être que le temps n'est en réalité pas le vrai problème. Le temps n'est pas un dictateur lorsque l'on sait l'utiliser à bon escient. Le temps doit être utilisé pour réaliser des choses essentielles, et non ostentatoires, dérisoires. L'histoire du pot de mayonnaise et des deux tasses de café résume bien cette pensée.

"Le pot de mayonnaise et les
deux tasses de café"

Quand les choses dans votre vie
semblent trop se bousculer, quand 24 heures par jour ne suffisent pas, rappelez-vous du pot de mayonnaise et des deux tasses de café !

Un professeur se présenta
devant sa classe de philosophie avec quelques articles sur son bureau. Quand la classe commença, il prit, sans dire un mot, un très grand pot de mayonnaise vidé de son contenu et l'emplit de balles de golf. Il demanda alors aux étudiants de lui dire si le pot était plein. Ils répondirent tous qu'effectivement il était plein.
Le pro
fesseur prit alors une boîte de petits cailloux et les versa dans le pot. Il le secoua légèrement. Les cailloux sont alors tombés entre les balles de golf. Il demanda encore aux étudiants si le pot était plein et ils répondirent encore par l'affirmative.
L
e professeur prit ensuite un petit sac de sable et le versa dans le pot. Naturellement, le sable remplit tout l'espace entre les cailloux et les balles de golf. Il demanda une fois de plus si le pot était plein. Les étudiants répondirent à l'unanimité « oui ».
Le profe
sseur sortit alors deux tasses de café de dessous la table et les versa en entier dans le pot, remplissant tout l'espace vide entre les grains de sable. Les étudiants se mirent à rire : « Maintenant » dit le professeur, « j'aimerais que vous vous imaginiez que ce pot représente votre vie. Les balles de golf sont les choses importantes : votre famille, vos enfants, votre santé, vos amis et vos passions. Si tout le reste était perdu, votre vie serait quand même pleine. Les cailloux sont les autres choses qui importent comme votre travail, votre maison et votre voiture. Le sable représente toutes les autres petites choses. Si vous mettez en premier le sable dans le pot, il n'y a aucune place pour les cailloux ou les balles de golf. Il en va de même dans la vie. Si vous dépensez tout votre temps et votre énergie sur les petites choses vous n'aurez jamais d'espace pour les choses importantes. Portez attention aux choses qui sont essentielles à votre bonheur. Jouez avec vos enfants. Prenez le temps de subir des contrôles médicaux. Amenez votre conjoint dîné au restaurant. Jouez un autre 18 trous. Il y aura toujours un temps pour faire le ménage ou une quelconque réparation. Prenez soin des balles de golf en premier, ce sont elles qui importent vraiment. Établissez vos priorités. Le restant n'est que le sable ».
Un étudiant leva a
lors la main et demanda ce que représentait le café. Le professeur sourit, « Je suis heureux que vous me posiez la question. Peu importe combien pleine peut vous sembler votre vie, il y a toujours de la place pour une ou deux tasses de café avec un ami ».

Voilà, actuellement l'être
humain est dégradé, décharné, atrophié car il ne prête attention qu'au sable. Il va faire attention à la star académie, à la dernière aventure de Paris Hilton, mais certainement pas aux mondes qui l'entoure. Dire a ses parents que l'on les aime, aller passer un moment avec ses grands-parents quand on le peut, aller parler avec ses frères s½urs, amies qui en ont besoin... cela nous importe peu, ou justement ça nous demande trop. C'est riche, aussi simple que ça. Quand l'on parle, on communique, on rentre en contact avec l'autre, et forcément on doit s'impliquer ressentir, donner et recevoir, souffrir aussi car, comme dis Sartre, l'enfer, c'est les Autres. Passer son temps devant un ordinateur, devant une émission de télé ramollissant la merveille qu'es le cerveau humain est bien moins pratique Le sable s'émiette, nous fille entre les doigts, est éphémère et instable...
On
perd du temps. Je déteste perdre mon temps. Je déteste regarder les gens perdre leur temps et pourtant je trouve ça assez merveilleux d'avoir la capacité de perdre du temps. C'est primordial de perdre du temps, sinon quand pourrions-nous rêver... Perdre du temps c'est se libérer quelques secondes des contraintes qu'il nous impose, que nous impose la société. Pourtant ces contraintes sont nécessaires car sinon nous ne serions qu'enfermés dans une pseudo-liberté, car pour être libre l'homme doit être contrarié. Le mot liberté, c'est comme un pot de Nutella vide. La liberté, c'est un beau concept beau, un de ces concepts qui te donne des ailes, qui te mettent des étoiles dans les yeux... mais qui reste un concept. On ne peut pas être libre, il a toujours des choses qui nous en empêche, même en dehors des déterminismes qui pèsent sur nous, il y a nos valeurs, nos système d'appartenance, nos système de références, nos croyance, la marge que nous laisse les autre pour pouvoir vivre, leur regard et ce que l'on en fait. Parfois on se croit libre de faire quelque chose, on le fait pour se prouver que l'on est libre mais en fait l'on est prisonnier de notre envie de nous prouver à nous même que l'on est libre. De tout cela je n'ai rien inventé, il suffit de regarder un cahier de philo de terminale,et Spinoza y a réfléchis bien avant moi, même si il avait d'autres idées, cependant, j'y suis beaucoup réfléchis. Je crois qu'être libre c'est se laisser porter par ses désirs, c'est dire ce que l'on pense quand l'on juge ça utile et savoir et parfois être librement conscient que l'on est libre de se taire (certain... enfin bon). Etre libre ce ce n'est pas faire des conneries et bousiller sa vie sous prétexte qu'elle nous appartient, ce qui est vrai, non être libre c'est aussi suivre nos désirs, saisir toutes les chances que la vie nous offre. Etre libre, c'est aussi faire attention aux autres sans vivre en eux, car l'on a besoin des autres. Il y a des millions de choses qui chaque jour nous poussent comme le vent pousse les nuages sans qu'il s'en rendent compte, il ne faut pas chercher à être contre le vent, le courant de la rivière, il faut l'utiliser pour arriver à ses fins sans lutter contre lui.
Voilà.je ne sait
pas vraiment si j'aime la liberté, elle est vide et me fait un peu peur même si j'essaye de l'atteindre un peu plus, bien sur il y a toujours un sentiment exaltant de renaissance lorsqu'on se croit libre.
Me voilà bien l
oin de mon heure de couché, et mon curseur clignote, continuellement sans s'arrêté, comme si j'avais un nombre infinies de choses à hurler.

# Posté le samedi 24 novembre 2007 05:24

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 13:44